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Krama du Cambodge : le foulard tissé main qui voyage avec la guitare

Le krama Krama Krama, tissé main à Siem Reap : 185 x 55 cm de coton, modèles de 29 à 55 €, envoi depuis la France et 10 % pour l'école Sala Baï.

Claire Legrand 7 min de lecture
Krama du Cambodge : le foulard tissé main qui voyage avec la guitare
Voyager avec sa guitare

Points à retenir

  1. L'Unesco a dressé la liste de ses usages quotidiens : écharpe, ceinture, bandana, vêtement porté en bas, couverture, tissu décoratif, hamac pour les enfants.
  2. Krama Krama ne fait pas tisser au hasard. Tous ses foulards sortent du même atelier partenaire, à Siem Reap, et la marque se dit « fière de ce lien qui nous unit depuis 2012 ».
  3. Parlons format, puisque c'est ce qui intéresse quand on charge une voiture pour une semaine de stage.
  4. La boutique range ses foulards en quatre familles : les kramas généreux, les kramas traditionnels, les kramas temples d'Angkor et les kramas de couleurs, baptisés True Colors.

Dans l’étui, entre le capodastre et le jeu de cordes de rechange, il reste toujours une place pour un tissu. Le krama, foulard khmer à carreaux, la prend sans faire d’histoire. Chez Krama Krama, marque française née en mars 2012, chaque krama en coton est tissé à la main sur un métier en bois par les tisserandes d’un atelier partenaire de Siem Reap, dans le nord du Cambodge. Pour partir en stage ou en festival avec votre guitare, c’est l’accessoire textile que je recommande volontiers : long, léger, et porteur d’une histoire qu’on aime raconter autour du feu de camp.

Le krama, foulard khmer en coton tissé sur métier en bois

Au Cambodge, le krama est partout. Krama Krama le rappelle sur sa page d’accueil : ce foulard « fait partie intégrante de l’identité khmère » et s’est imposé dans les codes vestimentaires des enfants, des hommes et des femmes, en ville comme à la campagne. Ses origines exactes restent floues. Son statut de symbole, lui, ne se discute pas.

L’Unesco a dressé la liste de ses usages quotidiens : écharpe, ceinture, bandana, vêtement porté en bas, couverture, tissu décoratif, hamac pour les enfants.

On s’en sert aussi pour préparer les repas, pour les soins et pendant les cérémonies. Un seul rectangle de coton, une dizaine de fonctions. C’est exactement ce qui le rend précieux dans un sac de voyage.

Le krama de Krama Krama se fabrique à l’ancienne. La marque le dit en toutes lettres dans sa foire aux questions : « chaque krama est fabriqué à la main avec un métier à tisser en bois traditionnel dans un atelier à côté de la grande ville de Siem Reap ». Le guitariste que vous êtes connaît la différence entre une guitare d’usine et une guitare d’atelier. Ici, c’est pareil : le geste de la tisserande se lit dans la trame.

Le saviez-vous ?

En décembre 2024, lors de sa 19ᵉ session réunie à Asunción (Paraguay), le comité de l’Unesco a inscrit les « pratiques et expressions culturelles liées au krama, textile tissé traditionnel au Cambodge » sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Le dossier avait été déposé par le ministère cambodgien de la Culture et des Beaux-Arts en mars 2023.

Sources : Unesco, décision 19.COM (2024) ; Le Petit Journal Cambodge, décembre 2024.

Un atelier de tisserandes à Siem Reap, partenaire depuis 2012

Krama Krama ne fait pas tisser au hasard. Tous ses foulards sortent du même atelier partenaire, à Siem Reap, et la marque se dit « fière de ce lien qui nous unit depuis 2012 ». Douze ans avec les mêmes mains, ça compte.

Les tisserandes y sont formées par l’atelier et rémunérées équitablement, précise la page d’accueil. C’est le point qui me fait pencher pour cette marque : vous savez d’où vient votre foulard, et dans quelles conditions il a été fait. Pour un objet qu’on va porter des années, sur scène ou dans le train du retour, ce n’est pas un détail.

Krama vert tilleul noué en écharpe avec étiquette Krama Krama Paris Siem Reap
Photo : Krama Krama

Conséquence directe du travail à la main : chaque modèle est « produit en petite quantité ». Un coloris peut donc partir vite. La fiche produit propose une alerte par e-mail au réassort ; si un modèle vous plaît avant un festival d’été, inscrivez-vous dès que vous le repérez, c’est le réflexe le plus simple.

Un coupon de 185 x 55 cm qui suit le musicien en route

Parlons format, puisque c’est ce qui intéresse quand on charge une voiture pour une semaine de stage. Presque deux mètres de long : de quoi faire deux tours de cou, ou nouer un bandana avec de la marge.

Le chiffre à retenir

55 cm

Les kramas unis de la marque, en vert, bleu bondi, rose clair, orange ou pourpre, mesurent 185 x 55 cm et sont en 100 % coton.

Plié en quatre, il tient dans la poche à accessoires d’une housse rembourrée, à côté de l’accordeur. Je le vois servir trois fois dans la même journée de festival. À 15 h, en bandana sous le soleil du camping. À 19 h, étalé sur l’herbe devant la petite scène. Et à minuit passé, quand la jam session s’éternise et que l’air fraîchit, autour des épaules.

Le coton a un autre mérite pour le musicien voyageur : il se lave sans cérémonie. Un krama qui a pris la poussière d’un week-end de festival repart propre pour le stage suivant.

Krama rose bordeaux noué en écharpe à franges torsadées et liseré jaune
Photo : Krama Krama

Traditionnels, temples d’Angkor ou True Colors, quel krama choisir

La boutique range ses foulards en quatre familles : les kramas généreux, les kramas traditionnels, les kramas temples d’Angkor et les kramas de couleurs, baptisés True Colors. Ma préférence, pour un premier achat, va aux traditionnels.

Le traditionnel rouge et bleu, à 29 €, est le carreau que tout le monde associe au Cambodge. Il porte la note de 5 sur 5 sur la boutique. Si vous préférez plus sobre, le gris Ardoise et le bleu Roi existent au même prix. Sur une chemise en jean ou un tee-shirt noir de concert, le gris passe partout.

Les kramas temples d’Angkor rendent hommage au site le plus célèbre du pays, à quelques kilomètres de l’atelier.

Les True Colors misent sur la couleur franche : c’est la gamme à regarder si vous aimez assortir votre foulard à la sangle de votre guitare. Côté matière, la boutique propose du 100 % coton ou un mélange coton et viscose, indiqué sur chaque fiche.

Rudra, Surya, Indra, Jaya, les collections signées Krama Krama

Au-dessus des modèles classiques, la marque a créé des pièces nommées, chacune avec son dessin.

Rudra, Surya, Indra et Jaya sont affichés à 55 €. Indra et Jaya sont tous deux notés 5 sur 5 par les acheteurs. Ce sont les kramas que je choisirais pour un cadeau : un professeur de stage qui vous a fait progresser, un ami qui vous héberge pour un festival.

Entre les deux, une série à 29 € porte des noms de lieux : Siem Reap (noté 5 sur 5), Baray, bleu Outre-Mer, bordeaux City. Le krama lin Jean est affiché à 35 €. Assez de choix pour en avoir un dans l’étui et un autre dans la valise.

Le krama en coton Krama Krama en quelques repères

2012

Marque créée en mars, site lancé le 12/12/12, atelier partenaire depuis la même année

Siem Reap

Tissage à la main sur métier en bois, par des tisserandes formées et rémunérées équitablement

185 x 55 cm

Format des kramas unis, 100 % coton

29 · 35 · 55 €

Traditionnels et modèles de lieux · lin Jean · Rudra, Surya, Indra, Jaya

10 %

De chaque foulard acheté reversés à l’école Sala Baï

Bordeaux · Paris

Stock en France pour les commandes du site français

Source : site Krama Krama, pages lues le 21/10/2026.

Expédié de France, 10 % reversés à l’école Sala Baï

Bonne nouvelle si le stage commence dans dix jours : les commandes passées sur le site français partent de France, depuis le stock de Bordeaux et de Paris. Le site international, lui, expédie depuis la France ou depuis le Cambodge.

Reste l’argument qui, pour moi, fait la différence.

Pour chaque foulard acheté, Krama Krama reverse 10 % à l’école Sala Baï. Cette école hôtelière de Siem Reap a été fondée en 2002 par l’ONG française Agir pour le Cambodge. Elle forme gratuitement, pendant un an, environ 150 jeunes Cambodgiens de 17 à 23 ans issus de familles modestes, dont près de 70 % de jeunes femmes, aux métiers de la cuisine, de la réception, du service en salle, de l’entretien des chambres et des soins esthétiques.

Le foulard est tissé à Siem Reap, et une part de son prix retourne à Siem Reap. La boucle est bouclée, et c’est rare qu’un accessoire de voyage raconte une histoire aussi nette.

Mon dernier conseil avant de boucler l’étui : choisissez votre krama en même temps que vos cordes de rechange, quelques semaines avant le départ. Il aura le temps d’arriver, et vous aurez le temps de l’adopter.

Questions fréquentes

Les kramas de Krama Krama sont-ils vraiment faits à la main ?

Oui. Chaque krama est tissé à la main sur un métier en bois traditionnel, dans l’atelier partenaire de la marque situé près de Siem Reap, au nord du Cambodge.

Quelle taille fait un krama en coton ?

Les kramas unis de Krama Krama (vert, bleu bondi, rose clair, orange, pourpre) mesurent 185 x 55 cm et sont en 100 % coton. Chaque fiche produit indique les dimensions et la composition du modèle.

D’où partent les commandes ?

Les commandes du site français sont expédiées depuis la France, où la marque a son stock, à Bordeaux et à Paris. Le site international expédie depuis la France ou le Cambodge.

Un modèle est indisponible, que faire ?

Les kramas sont produits en petite quantité. Sur la fiche produit, le bouton « Prévenez-moi » vous envoie un e-mail dès le réassort du modèle.

Sources

Krama Krama, page d’accueil, boutique et fiches produits (krama généreux, krama khmer traditionnel, krama temples d’Angkor), consultées le 21/10/2026.

Unesco, Patrimoine culturel immatériel : « Pratiques et expressions culturelles liées au krama, textile tissé traditionnel au Cambodge », inscription 2024 (19.COM).

Le Petit Journal Cambodge, « Le krama khmer inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco », décembre 2024.

Wikipédia (anglais), « Sala Baï Hotel and Restaurant School », consulté le 21/10/2026.